Comment
il fonctionne
Ce virus espion met en oeuvre à peu près toutes
les ruses possibles pour rendre votre PC vulnérable
aux regards, et le cas échéant aux intrusions
malveillantes. Première étape de son plan
d'action : se reproduire. Pour ce faire, BugBear intègre
son propre serveur de mails, et s'appuie sur le carnet d'adresse
d'Outlook pour tenter de contaminer tous les proches de
sa victime. Seconde étape : le démantèlement
des protections. BugBear essaie de désactiver les
antivirus et les firewall installé sur la machine
contamine. Pourquoi les firewall ? Parce que son but ultime
est de faire main basse sur les données confidentielles.
Ainsi ce vers s'apparente à un cheval de Troie, chargé
d'ouvrir des portes d'accès qui permettront ultérieurement
de fouiller la machine et même de la piloter à
distance via Internet.
Les
éditeurs de logiciels anti-virus ont identifié
ce vers le 30 septembre, et proposent tous une parade depuis.
Nous ne saurions trop vous recommander de mettre à
jour votre propre anti-virus
Bugbear
est un virus qui se propage par email et via les dossiers
partagés. Il se présente sous la forme d'un
message dont le titre et le nom du fichier joint sont aléatoires.
Si le fichier joint est exécuté, le virus
se copie dans le répertoire Windows avec un nom aléatoire
et installe un troyen de type "keylogger" qui
espionne les frappes au clavier. Bugbear est enfin capable
de désactiver les antivirus et firewalls personnels
les plus populaires
BigBear
est décidément redoutable.
Le ver essaie d'exploiter une faille MIME et une faille
IFRAME présentes dans certaines versions de Microsoft
Outlook, Microsoft Outlook Express et Internet Explorer.
Ces failles permettent à une pièce jointe
exécutable d'être lancée automatiquement
même si vous ne double-cliquez pas sur la pièce
jointe..
Sophos
a aussi publié un outil de désinfection
gratuit pour W32/Bugbear-A.
Un
excellent article de Sophos
RAPPEL
Comme bon nombre de vers, BugBear se présente sous
la forme d'une pièce jointe aux mails. Plus que jamais
la règle qui prévaut est simple : pour être
tranquille, n'ouvrez aucune pièce jointe.